Chant des heures (Sit02 - Stundenlied)

French translation

Chant des heures

Avec de sombres regards les amants se dévisagent,
Blonds et rayonnants. Ils s’enlacent de leurs bras chétifs,
Transis de ténèbres, emportés par un désir ardent.
 
Pourpres, les lèvres bénies se brisèrent. Les yeux ronds
Reflètent l’or sombre d’un après-midi de printemps.
Orée et noirceur des bois. Verte épouvante du soir ;
Un indicible vol d’oiseaux peut-être, le chemin
D’obscurs villages, les étés solitaires, d’un jamais-né
Et parfois du bleu délabré surgit flétri un être.
 
Au champ bruit doucement le blé jaune.
La vie paysanne est dure et siffle l’acier des faux,
Le charpentier ajointe des poutres imposantes.
 
S’empourprent les feuilles d’automne ; l’esprit monastique
Traverse les jours sereins ; la grappe est mûre
Et l’air en fête dans les vastes cours.
Saveur plus sucré des fruits jaunis ; rire léger
Du bienheureux, musique et danse dans l’ombre des caves ;
Silence et pas du garçon trépassé aux jardins crépusculaires.
 
Submitted by Guernes on Thu, 19/01/2017 - 21:46
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© Christian Guernes

German

Sit02 - Stundenlied

Mit dunklen Blicken sehen sich die Liebenden an,
Die Blonden, Strahlenden. In starrender Finsternis
Umschlingen schmächtig sich die sehnenden Arme.
 
Purpurn zerbrach der Gesegneten Mund. Die runden Augen
Spiegeln das dunkle Gold des Frühlingsnachmittags,
Saum und Schwärze des Walds, Abendängste im Grün;
Vielleicht unsäglichen Vogelflug, des Ungeborenen
 

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