Septuor de la mort (Sit37 - Siebengesang des Todes)

German

Sit37 - Siebengesang des Todes

Bläulich dämmert der Frühling; unter saugenden Bäumen
Wandert ein Dunkles in Abend und Untergang,
Lauschend der sanften Klage der Amsel.
Schweigend erscheint die Nacht, ein blutendes Wild,
Das langsam hinsinkt am Hügel.
 
In feuchter Luft schwankt blühendes Apfelgezweig,
Löst silbern sich Verschlungenes,
Hinsterbend aus nächtigen Augen; fallende Sterne;
Sanfter Gesang der Kindheit.
 
Erscheinender stieg der Schläfer den schwarzen Wald hinab,
Und es rauschte ein blauer Quell im Grund,
Daß jener leise die bleichen Lider aufhob
Über sein schneeiges Antlitz;
 
Und es jagte der Mond ein rotes Tier
Aus seiner Höhle;
Und es starb in Seufzern die dunkle Klage der Frauen.
 
Strahlender hob die Hände zu seinem Stern
Der weiße Fremdling;
Schweigend verläßt ein Totes das verfallene Haus.
 
O des Menschen verweste Gestalt: gefügt aus kalten Metallen,
Nacht und Schrecken versunkener Wälder
Und der sengenden Wildnis des Tiers;
Windesstille der Seele.
 
Auf schwärzlichem Kahn fuhr jener schimmernde Ströme hinab,
Purpurner Sterne voll, und es sank
Friedlich das ergrünte Gezweig auf ihn,
Mohn aus silberner Wolke.
 
Submitted by Guernes on Sun, 04/06/2017 - 14:57
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French translation

Septuor de la mort

Bleuâtre s’endort le printemps ; sous des arbres assoiffés
Progresse une ombre dans le soir et le déclin,
À l’écoute encore de la douce plainte du merle.
Silencieuse la nuit s’éveille, un gibier ensanglanté
Sur la colline s’effondre, solitaire.
 
Dans l’air embué vacille des rames de pommiers en fleur,
Se dissolvent en argent les intrications, toutes
Finissant de mourir sous les yeux de la nuit ; chute d’étoiles ;
Le doux chant de l’enfance.
 
De la forêt noir le dormeur descendit, bien plus visible
Et du fond du val se mit à bruire la source bleue,
Tant et si bien que s’ouvrir ses paupières blêmes
Doucement sur son visage de neige ;
 
Et la lune chassa une bête rousse
De son trou ;
Sombre est la plainte des femmes qui s’exhale et meurt.
 
L’étranger blanc, les mains levées vers son étoile,
Est bien plus radieux ;
Un mort en silence quitte la maison en ruine
 
Ô de l’homme la forme décomposée : faite de froids métaux,
De nuits, de terreurs et de forêts disparues,
Des féroces contrées sauvages de la bête ;
Accalmie de l’âme.
 
Sur une chaloupe noirâtre, il descendit alors des fleuves étincelants,
Plein d’étoiles pourpres, et tombèrent sur lui
Pacifiques, les branches reverdies
Du pavot, ses volutes d’argent.
 
Submitted by Guernes on Sun, 04/06/2017 - 14:59
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© Christian Guernes

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