Nuit d’hiver (Sit38 - Winternacht)

German

Sit38 - Winternacht

. . Es ist Schnee gefallen. Nach Mitternacht verläßt du betrunken von purpurnem Wein den dunklen Bezirk der Menschen, die rote Flamme ihres Herdes. O die Finsternis!
 
. . Schwarzer Frost. Die Erde ist hart, nach Bitterem schmeckt die Luft. Deine Sterne schließen sich zu bösen Zeichen.
 
. . Mit versteinerten Schritten stampfst du am Bahndamm hin, mit runden Augen, wie ein Soldat, der eine schwarze Schanze stürmt. Avanti!
 
. . Bitterer Schnee und Mond!
 
. . Ein roter Wolf, den ein Engel würgt. Deine Beine klirren schreitend wie blaues Eis und ein Lächeln voll Trauer und Hochmut hat dein Antlitz versteinert und die Stirne erbleicht vor der Wollust des Frostes;
 
. . oder sie neigt sich schweigend über den Schlaf eines Wächters, der in seiner hölzernen Hütte hinsank.
 
. . Frost und Rauch. Ein weißes Sternenhemd verbrennt die tragenden Schultern und Gottes Geier zerfleischen dein metallenes Herz.
 
. . O der steinerne Hügel. Stille schmilzt und vergessen der kühle Leib im silbernen Schnee hin.
 
. . Schwarz ist der Schlaf. Das Ohr folgt lange den Pfaden der Sterne im Eis.
 
. . Beim Erwachen klangen die Glocken im Dorf. Aus dem östlichen Tor trat silbern der rosige Tag.
 
Submitted by Guernes on Tue, 06/06/2017 - 19:34
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French translation

Nuit d’hiver

. . De la neige est tombée. Ivre d’un vin pourpre, tu délaisses après minuit, le domaine assombri des humains, la flamme rouge de leurs foyers. Ô les ténèbres !
 
. . Gelée noir. La terre est dure, l’air te laisse un goût d’amertume. Se referment tes étoiles, mauvais signe.
 
. . De tes pas pétrifiés tu frappes lourdement le ballast, avec des yeux ronds, comme un soldat qui part à l’assaut d’un noir retranchement. Avanti !
 
. . Neige la plus amère, et lune !
 
. . Un loup rouge qu’un ange étrangle. Tes jambes s’entrechoquent en marchant comme de la glace bleue, et ton visage se pétrifie en un sourire plein de tristesse et d’orgueil, et ton front blêmit dans la volupté du gel ;
 
. . Ou bien il se penche silencieux sur le sommeil d’un gardien qui s’est effondré dans sa cahute en bois.
 
. . Gel et fumée. Un linge blanc d’étoiles brûle aux épaules celui qui le porte, et les vautours de Dieu déchirent ton cœur de métal.
 
. . Ô la colline de pierre. Paisible, fond et disparaît le corps froid dans une neige d’argent.
 
. . Noir est le sommeil. L’oreille suit longuement le parcours des étoiles dans la neige.
 
. . Au réveil, sonnaient les cloches du village. Argenté le jour rose apparut à la porte de l’est.
 
Submitted by Guernes on Tue, 06/06/2017 - 19:36
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© Christian Guernes

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