Illuminations – 42 – Génie (превод на Италиански)

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Illuminations – 42 – Génie

Il est l'affection et le présent, puisqu'il a fait la maison ouverte à l'hiver écumeux et à la rumeur de l'été, – lui qui a purifié les boissons et les aliments – lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations. Il est l'affection et l'avenir, la force et l'amour que nous, debout dans les rages et les ennuis, nous voyons passer dans le ciel de tempête et les drapeaux d'extase.
 
Il est l'amour, mesure parfaite et réinventée, raison merveilleuse et imprévue, et l'éternité : machine aimée des qualités fatales. Nous avons tous eu l'épouvante de sa concession et de la nôtre : ô jouissance de notre santé, élan de nos facultés, affection égoïste et passion pour lui, lui qui nous aime pour sa vie infinie...
 
Et nous nous le rappelons, et il voyage... Et si l'Adoration s'en va, sonne, sa promesse sonne : "Arrière ces superstitions, ces anciens corps, ces ménages et ces âges. C'est cette époque-ci qui a sombré !"
 
Il ne s'en ira pas, il ne redescendra pas d'un ciel, il n'accomplira pas la rédemption des colères de femmes et des gaîtés des hommes et de tout ce péché : car c'est fait, lui étant, et étant aimé.
 
O ses souffles, ses têtes, ses courses ; la terrible célérité de la perfection des formes et de l'action.
 
O fécondité de l'esprit et immensité de l'univers.
 
Son corps ! Le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle !
 
Sa vue, sa vue ! tous les agenouillages anciens et les peines relevés à sa suite.
 
Son jour ! l'abolition de toutes souffrances sonores et mouvantes dans la musique plus intense.
 
Son pas ! les migrations plus énormes que les anciennes invasions.
 
O lui et nous ! l'orgueil plus bienveillant que les charités perdues.
 
O monde ! et le chant clair des malheurs nouveaux !
 
Il nous a connus tous et nous a tous aimés. Sachons, cette nuit d'hiver, de cap en cap, du pôle tumultueux au château, de la foule à la plage, de regards en regards, forces et sentiments las, le héler et le voir, et le renvoyer, et sous les marées et au haut des déserts de neige, suivre ses vues, ses souffles, son corps, son jour.
 
Пуснато от GuernesGuernes в Втр, 13/10/2015 - 11:26
Последно редактирано от GuernesGuernes на Съб, 11/11/2017 - 14:17
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Source :
http://abardel.free.fr/petite_anthologie/genie.htm
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Commentaires :
http://abardel.free.fr/petite_anthologie/genie_commentaire.htm
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Autographe de la collection Pierre Berès (aujourd'hui coll. François-Marie Banier)
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Appartient au groupe de cinq poèmes retrouvés en 1895.
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Le manuscrit, désormais connu, a pu être étudié de près par les spécialistes, notamment par Steve Murphy ("Trois manuscrits autographes de Rimbaud", Histoires littéraires n°17, 2004).
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SM (SM-IV, 631-632) remarque qu'"'il n'existe aucune raison particulière de placer ce texte en fin de recueil". En effet, la principale indication chiffrée apparaissant sur le manuscrit est "III" en chiffres romains, qui correspond à la place occupée par le texte lors de sa première édition, entre "Guerre" et "Jeunesse".
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SUIVANT = FIN
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Egli è l’Amoroso e il Presente, la casa aperta al lattescente inverno e al rumore dell’estate – lui, che le bevande e gli alimenti rende puri – lui, l’incanto dei luoghi inafferrabili e la sovrumana delizia dei calvari. Egli è l’Amoroso e il Venturo, la forza e l’amore che tra i furori e le pene noi in piedi vediamo nel cielo di tempesta e nelle bandiere d’estasi passare.
 
Egli è l’Amore, misura perfetta e reinventata, meraviglioso e non previsto Verbo, ed è l’eternità: l’amata macchina delle qualità fatali. Sgomento abbiamo provato tutti quanti per il suo darsi e il nostro: dolcezza della salute perfetta, piena espansione delle facoltà nostre, egoistico e appassionato nostro aggrapparci a lui – a lui che ci ama per la sua vita infinita...
 
E noi quel Viaggiatore lo ricordiamo, e nell’adorazione che svanisce è la promessa sua che risuona: "Vade retro superstizioni, corpi cadenti, accoppiamenti, evi. Tutta quest’epoca è in perdizione!".
 
Non andrà via per ridiscendere da qualche cielo, non verrà per redimere smanie di donne e piaceri d’uomini o l’universale peccare – perché questo è compiuto già nel suo esserci stesso, nel suo essere amato.
 
Oh i suoi affanni i suoi tratti le sue corse, l’impressionante celerità con cui plasma le azioni e le perfezioni.
 
Oh fecondità della Mente e immensità dell’Universo!
 
Il suo corpo! La liberazione sognata, la grazia infranta, di nuova violenza trasfusa!
 
Vederlo! Vederlo! Tutte le antiche genuflessioni e le pene riscattate dal suo passaggio.
 
La sua luce! Tutte le sofferenze sonore, in movimento nella più intensa musica – abolite.
 
Il suo andare! Più estese delle antiche invasioni – le migrazioni.
 
Oh Lui e noi! Benigno più delle carità perdute – l’orgoglio.
 
Oh Mondo! e il luminoso canto – delle nuove sventure!
 
Ci ha conosciuti tutti. Ci ha tutti amati. In questa tenebra invernale da un promontorio all’altro dal polo in tumulto al castello dalla folla alla landa, da sguardo a sguardo, in penuria di forze e di sentimenti, impariamo ad invocarlo a rifletterlo a vederlo, e sotto le ondate e sopra i deserti innevati andare dietro ai suoi occhi, ai suoi respiri, al suo corpo, alla sua luce.
 
Пуснато от Gian CarloGian Carlo в Съб, 23/12/2017 - 13:32
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Questa è la bellissima traduzione di Guido Ceronetti.
Da: Guido Ceronetti, "Messia", Adelphi.

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