O Olhar dos Vivos (French translation)

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Portuguese

O Olhar dos Vivos

Entardece... nas ruas calmas cessa a vida,
e sob o manso choro da garoa da tarde,
com os olhos feridos pelo brilho das pedras, eu caminho...
 
Em sua cinzenta habitualidade,
os homens caminham pela mesma calçada de ontem;
esperam viver amanhã o nada de hoje.
 
Lá dentro daquelas casas antigas,
almas vazias, flores mortas e pardas relíquias
relembram priscas glórias.
 
Nas janelas, moças tristes e sonhadoras,
tricotando o seu tédio,
olham para um futuro que não virá.
 
No suave entardecer,
as pálidas luzes que escapam das janelas
brilham por entre os galhos escuros das árvores
e enchem de angústia a minha alma.
 
A extensão infinita da Rua da Estação
une os altos da cidade
e promete saídas que muita gente não ousa.
 
No silêncio do Largo da Velha Matriz, ecoam,
alegres, os gritos da infância distante.
 
As tristes águas dos janeiros que demarcam a vida,
e as formigas cortadeiras que carregam tenros brotos
evocam a finitude.
 
A matéria efêmera, banhada em lágrimas,
passa ladeira acima, ao lado do Rosário:
leva consigo, por instantes, o olhar dos vivos!
 
E no entanto, eu caminho...
 
Submitted by Manuela Colombo on Wed, 29/08/2018 - 16:39
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French translation

Le regard des vivants

Il fait noir... dans les rues calmes a cessé la vie,
et sous les doux pleurs d'une brume d'après-midi,
les yeux blessés par le brillant des pierres, je marche ...
 
Dans leur grisaille habituelle,
les hommes cheminent comme hier sur ce même trottoir
espérant dès demain vivre le rien d'aujourd'hui.
 
A l'intérieur de ces vieilles maisons,
âmes vides, là, fleurs mortes et reliques éteintes
ils se remémorent de vieilles gloires
 
Tristes, aux fenêtres, des filles rêveuses
tricotent leur ennui,
Leurs yeux cherchent un futur qui ne vient pas.
 
Dans le doux crépuscule,
les lumières pâles qui s'échappent des fenêtres
brillent au travers des branches assombries des arbres
et remplis des angoisses de mon âme.
 
L'étendue infinie de la Rue de la Gare
rejoint les hauteurs de la ville
et promet des sorties que plus d'un n'osent pas.
 
Dans le silence de l'Allée de l'Ancien Réseau, retentissent
joyeux, les cris d'une enfance lointaine.
 
Les tristes eaux des janviers où commencent la vie,
et les fourmis coupe-feuille charriant de tendres pousses
évoquent la finitude.
 
La matière éphémère, baignée de larmes,
monte vers là-haut, du côté du Rosaire :
emporte un moment avec elle le regard des vivants !
 
Et cependant, je marche ...
 
Tous droits réservés © Christian Guernes (pour les traductions en français, sauf indication contraire ; lien vers le source, indication du commentaire,etc.)
Submitted by Guernes on Wed, 29/08/2018 - 18:27
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