Romance de la pena negra (French translation)

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Spanish

Romance de la pena negra

Las piquetas de los gallos
cavan buscando la aurora,
cuando por el monte oscuro
baja Soledad Montoya.
 
Cobre amarillo, su carne,
huele a caballo y a sombra.
Yunques ahumados sus pechos,
gimen canciones redondas.
 
Soledad, ¿por quién preguntas
sin compaña y a estas horas?
Pregunte por quien pregunte,
dime: ¿a ti qué se te importa?
 
Vengo a buscar lo que busco,
mi alegría y mi persona.
Soledad de mis pesares,
caballo que se desboca,
al fin encuentra la mar
y se lo tragan las olas.
 
No me recuerdes el mar,
que la pena negra, brota
en las tierras de aceituna
bajo el rumor de las hojas.
 
¡Soledad, qué pena tienes!
¡Qué pena tan lastimosa!
Lloras zumo de limón
agrio de espera y de boca.
 
¡Qué pena tan grande!
Corro mi casa como una loca,
mis dos trenzas por el suelo,
de la cocina a la alcoba.
 
¡Qué pena! Me estoy poniendo
de azabache carne y ropa.
¡Ay, mis camisas de hilo!
¡Ay, mis muslos de amapola!
 
Soledad: lava tu cuerpo
con agua de las alondras,
y deja tu corazón en paz,
Soledad Montoya
 
* 1
Por abajo canta el río:
volante de cielo y hojas.
Con flores de calabaza,
la nueva luz se corona.
 
¡Oh pena de los gitanos!
Pena limpia y siempre sola.
¡Oh pena de cauce oculto
y madrugada remota!
 
  • 1. From here on, the song does not follow. This is the ending of the original poem by Federico Garcia Lorca which the song is based on
Submitted by mario.rodriguezgonzalez.9 on Thu, 29/11/2018 - 11:33
Last edited by Valeriu Raut on Thu, 13/12/2018 - 07:27
Submitter's comments:

Based on the original homonimous poem by Federico García Lorca

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French translation

Romance de la peine noire

Les ergots des coqs
creusent cherchant l'aurore
quand de la montagne obscure
descend Soledad Montoya.
 
De cuivre jaune, sa chair
sent le cheval et l'ombre.
Enclumes fumées, ses seins
gémissent des chansons rondes.
 
Soledad, qui cherches-tu
solitaire et à ces heures ?
Qu'importe celui que je cherche,
dis-moi : pourquoi cela t'intéresse ?
 
Je viens chercher ce que je cherche,
ma joie et ma personne.
Soledad de mes regrets,
le cheval qui s'emballe,
à la fin trouve la mer
et se fait avaler par les vagues.
 
Ne me rappelle pas la mer,
car la peine noire jaillit
sur les terres de l'olive,
sous la rumeur des feuilles.
 
Soledad, quelle peine tu as !
Quelle bien triste peine !
Tes pleurs sont du jus de citron
amer d'attente et de désir.
 
Quelle peine immense ! Je parcours
ma maison comme une folle,
mes deux tresses à terre,
de la cuisine à l'alcove.
 
Quelle peine ! Je deviens
couleur de jais chair et habits.
Oh, mes chemises de fil !
Oh, mes cuisses de coquelicot !
 
Soledad : lave ton corps
à l'eau des alouettes,
et laisse ton cœur en paix,
Soledad Montoya.
.
.
En bas chante la rivière :
volant du ciel aux feuilles,
avec des fleurs de citrouille
est couronnée la nouvelle lumière.
 
Oh, peine des Gitans !
Peine propre et toujours solitaire.
Oh, peine de voie secrète
et à l'aube éloignée !
 
Submitted by Valeriu Raut on Sat, 15/12/2018 - 23:08
Author's comments:

Un poème de Federico García Lorca.
Traduction de J. Gran Riquelme.
Une danseuse de flamenco fut assassinée à Buenos Aires, en 1891.
Elle s'appelait Soledad Montoya.
L'agresseur était son compagnon - ainsi est né la légende.
Le poème parle d'une peine, sans la préciser.
Sur ce sujet, l'auteur a déclaré :
« Le chagrin de Soledad Montoya est la racine du peuple andalou.
La certitude que la mort respire derrière la porte ».

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