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Über die Bezeichnung Emigranten (traducción al Francés)

  • Artista: Bertolt Brecht (Bert Brecht)
  • Canción: Über die Bezeichnung Emigranten 2 traducciones
  • Traducciones: Francés, Italiano
Alemán

Über die Bezeichnung Emigranten

Immer fand ich den Namen falsch, den man uns gab:
Emigranten.
Das heißt doch Auswand'rer. Aber wir
Wanderten doch nicht aus, nach freiem Entschluss
Wählend ein andres Land. Wanderten wir doch auch nicht
Ein in ein Land, dort zu bleiben, womöglich für immer
Sondern wir flohen. Vertriebene sind wir, Verbannte.
Und kein Heim, ein Exil soll das Land sein, das uns da
aufnahm
 
Unruhig sitzen wir so, möglichst nahe den Grenzen
Wartend des Tags der Rückkehr, jede kleinste Veränderung
Jenseits der Grenze beobachtend, jeden Ankömmling
Eifrig befragend, nichts vergessend und nichts aufgebend
Und auch verzeihend nichts, was geschah, nichts verzeihend.
Ach, die Stille der Sunde täuscht uns nicht! Wir hören die
Schreie
 
Aus ihren Lagern bis hierher. Sind wir doch selber
Fast wie Gerüchte von Untaten, die da entkamen
Über die Grenzen. Jeder von uns
Der mit zerrissenen Schuh'n durch die Menge geht
Zeugt von der Schande, die jetzt unser Land befleckt.
Aber keiner von uns
Wird hier bleiben. Das letzte Wort
Ist noch nicht gesprochen.
 
Publicado por Natur ProvenceNatur Provence el Dom, 08/12/2019 - 14:41
Comentarios del uploader:

B.Brecht war selbst Emigrant, der aus dem Nazi-"3.Reich" floh.

traducción al FrancésFrancés
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Sur la dénomination « émigrants »

Je l’ai toujours trouvé fautif ce nom que l’on nous donne :
Émigrants.
Ne vaudrait-il pas mieux dire, expatriés. Mais de
Quitter notre pays pour un autre, n'a pas été pour nous
Une libre décision. Nous ne sommes pas partis non plus
Vers un autre pays pour y rester, peut-être pour toujours,
Nous nous sommes enfuis. Nous sommes les expulsés, les proscrits
Et il n'est pas de foyer, de pays qui nous accueille, qui ne soit
Pour nous un exil.
 
Anxieux, nous nous asseyons, aussi près que possible de la frontière.
En attendant le Jour du Retour, observant le moindre mouvement
Au-delà des limes, interrogeant chaque nouvel arrivant
avec empressement, sans oublier, ni renoncer à rien
Et sans rien pardonner aussi du passé, sans rien pardonner.
Ah, mais le silence du détroit ne peut nous tromper ! Nous entendons
Les cris
 
De leur camp jusque là. Nous mêmes, évadés
par-delà les frontières, nous ressemblons presque
à la rumeur des méfaits. Chacun d’entre nous,
Chaussures déchirés, allant parmi la foule,
Est témoin de la honte qui maintenant souille notre pays.
Mais aucun de nous
Ne restera ici. Nous n’avons pas encore
Dit notre dernier mot.
 
Tous droits réservés © Christian Guernes (pour les traductions en français, sauf indication contraire ; lien vers le source, indication du commentaire,etc.)
Publicado por GuernesGuernes el Lun, 09/12/2019 - 08:44
Comentarios
Natur ProvenceNatur Provence    Lun, 09/12/2019 - 10:52

Bonjour Guernes, tu as très vite traduit ce poème qui est encore de l'actualité plus que jamais-chapeau et merci !
Ma remarque se réfère sur: "pour y rester toujours, nous nous sommes Enfuis, probablement"
Ce probablement doit traduire le "womöglich", je suppose. Brecht veut dire: On est pas émigré pour rester, éventuellement pour toujours. Non, au contraire on s'est enfuis pour retourner si tôt que possible.
et la prochaine phrase de ta traduction "Et il n'est pas de foyer, de pays qui nous accueille, qui ne soit Un exil.", je ne la comprends pas parfaitement. Brecht a dit: Le pays accueillant est toujours un exil, jamais un foyer (Heimat)
"avec empressement, sans oublier, ni renoncer à rien ---> Et aussi n’oubliant, n’abandonnant, " me semble double emploi
"Détroit" --> je suggère le minuscule détroit ( --> Sund ist eine Meeresstraße im Ostseeraum und Norwegen, Brecht's 1. Exil war in Dänemark) , on pourrait le confondre avec la US-ville de Detroit)
dernière remarque: "Nous mêmes ressemblons Presque à la rumeur des méfaits qui se propagent Par-delà les frontières":
Je ne suis pas tout à fait sûr ce que Brecht veut dire mais à mon avis c'est plutôt : nous mêmes qui s'evadaient ressemblent presque aux rumeurs.... (Im Deutschen können Gerüchte nicht über Grenzen "entkommen")

GuernesGuernes    Lun, 09/12/2019 - 11:23

• womöglich : d'accord, le mot était mal placé ... je disais le contraire de ce que je voulais dire.
• Opposition Heimat / Exil : Les deux phrases que tu cites, sont équivalentes (j'emploie une double négation)
Il est bien dit que : le nouveau foyer (pays d'accueil) est - en fait - un exil pour l'émigrant.
• OK pour la suite ... voir les corrections apportées selon tes directives.
Un grand merci à toi, pour ton aide.