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Heather Ale: A Galloway Legend (traducción al Francés)

  • Artista: Robert Louis Stevenson
  • También interpretado por: Melnitsa
  • Canción: Heather Ale: A Galloway Legend 2 traducciones
  • Traducciones: Bielorruso, Francés
Inglés

Heather Ale: A Galloway Legend

From the bonny bells of heather,
They brewed a drink long syne,
Was sweeter far than honey,
Was stronger far than wine.
They brewed it and they drank it,
And lay in blessed swound,
For days and days together,
In their dwellings underground.
 
There rose a King in Scotland,
A fell man to his foes,
He smote the Picts in battle,
He hunted them like roes.
Over miles of the red mountain
He hunted as they fled,
And strewed the dwarfish bodies
Of the dying and the dead.
 
Summer came in the country,
Red was the heather bell,
But the manner of the brewing,
Was none alive to tell.
In graves that were like children’s
On many a mountain’s head,
The Brewsters of the Heather
Lay numbered with the dead.
 
The king in the red moorland
Rode on a summer’s day;
And the bees hummed and the curlews
Cried beside the way.
The King rode and was angry,
Black was his brow and pale,
To rule in a land of heather,
And lack the Heather Ale.
 
It fortuned that his vassals,
Riding free upon the heath,
Came on a stone that was fallen
And vermin hid beneath.
Roughly plucked from their hiding,
Never a word they spoke:
A son and his aged father –
Last of the dwarfish folk.
 
The king sat high on his charger,
He looked down on the little men;
And the dwarfish and swarthy couple
Looked at the king again.
Down by the shore he had them:
And there on the giddy brink –
“I will give thee life ye vermin,
For the secret of the drink.”
 
There stood the son and father
And they looked high and low;
The heather was red around them,
The sea rumbled below.
And up spoke the father,
Shrill was his voice to hear:
“I have a word in private,
A word for the royal ear.
 
“Life is dear to the aged,
And honour a little thing;
I would gladly sell the secret”,
Quoth the Pict to the King.
His voice was small as a sparrow’s,
And shrill and wonderful clear:
“I would gladly sell my secret,
Only my son I fear.
 
“For life is a little matter,
And death is nought to the young;
And I dare not sell my honour,
Under the eye of my son.
Take him, O king, and bind him,
And cast him far in the deep;
And it’s I will tell the secret
That I have sworn to keep.”
 
They took the son and bound him,
Neck and heels in a thong,
And a lad took him and swung him,
And flung him far and strong
And the sea swallowed his body,
Like that of a child of ten;
And there on the cliff stood the father,
Last of the dwarfish men.
 
“True was the word I told you:
Only my son I feared;
For I doubt the sapling courage,
That goes without the beard.
But now in vain is the torture,
Fire shall not avail:
Here dies in my bosom
The secret of the Heather Ale.”
 
Publicado por Max_PragensisMax_Pragensis el Vie, 02/02/2018 - 09:18
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На русском поет *Мельница*

traducción al FrancésFrancés
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La bière de bruyère : une légende écossaise

Des jolies fleurs de bruyère
on faisait jadis un breuvage
bien plus doux que le miel
bien plus fort que le vin.
Après l'avoir brassé et bu
chacun tombait en douce pâmoison
reposant pendant de longs jours
dans sa demeure souterraine.
 
Il advint un roi en Écosse,
fort cruel pour ses ennemis.
Il terrassait les Pictes au combat,
les traquait comme des cerfs.
Il pourchassa les fuyards
aux confins de la montagne rouge
et joncha le sol de corps frêles
morts ou agonisants.
 
L'été survint au pays.
Pourpre était la fleur de bruyère,
mais la façon de brasser la bière,
nul ne survivait pour la dire.
Dans moult tombes sur la montagne
pareilles à celles d'enfants
les brasseurs de bruyère
reposaient parmi les morts.
 
Un jour d'été le roi chevaucha
jusqu'à la lande rouge,
dans le bourdonnement des abeilles
et le cri des courlis.
Il chevauchait fort irrité,
la figure pâle et le front soucieux
de régner au pays des bruyères
sans pouvoir en faire de la bière.
 
Par chance, ses vassaux
alors qu'ils parcouraient la lande
parvinrent près d'une pierre couchée
qui abritait quelque vermine.
Sortis de leur trou sans ménagement,
ils se tenaient sans dire un mot.
C'étaient un père avec son fils,
seuls survivants du petit peuple.
 
Du haut de son fier destrier
le roi toisa les petits hommes,
et ces deux noirauds eurent l'audace
de rendre son regard au roi.
Il les tenait près du rivage
et là, au bord de la falaise, il dit :
« Tu auras la vie sauve, vermine,
en échange du secret breuvage. »
 
Le père et le fils jetaient
des regards de tous côtés.
Autour d'eux, la bruyère rouge,
à leurs pieds, la mer qui grondait.
Alors le père prit la parole
d'une voix qui sonnait fort grêle
« J'aurais un mot à dire au roi,
loin des oreilles indiscrètes.
 
« Les vieilles gens tiennent à la vie,
et l'honneur est bien peu de chose.
Je vendrai volontiers mon secret »
Ainsi parla le Picte au roi,
de sa voix grêle et limpide
pareille à celle d'un moineau.
« Je te vendrais bien mon secret,
mais de mon fils j'ai grande crainte.
 
« car la vie importe bien peu
et les jeunes ignorent la mort.
Or je n'ose vendre mon honneur
sous les yeux de mon propre fils.
Saisis-le donc, ô roi, et jette-le
au plus profond de l'abîme.
C'est moi qui te livrerai alors
le secret dont j'avais la garde. »
 
On saisit le fils et l'entrave,
lié au col et aux chevilles,
puis un soldat le balança
bien haut et fort tant qu'à la fin
la mer eut englouti son corps
pareil à celui d'un enfant.
Debout sur la falaise se tenait
le dernier homme du petit peuple.
 
« Je t'ai bien dit la vérité :
c'est bien mon fils que je craignais,
car je doute du courage de ceux
dont la barbe n'a pas poussé.
Mais tes tortures sont inutiles,
le feu ne te servira à rien.
Avec moi mourra le secret
de la bière de bruyère. »
 
Publicado por Invitado/aInvitado/a el Vie, 02/02/2018 - 10:50
Comentarios del autor:

Ils avaient l'air de bien rigoler, à l'époque...
C'est de l'anglais de la fin du 19ème siècle avec quelques mots d'origine écossaise.
J'ai essayé de rendre un peu le ton vieillot, mais pas au point de faire des rimes Regular smile

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Francés Guest
Comentarios
SarasvatiSarasvati    Vie, 02/02/2018 - 11:03

Teeth smile j'l'aime bien celle ci. Du joli vocabulaire  .. 

petit élèvepetit élève    Vie, 02/02/2018 - 11:05

L'histoire n'est pas très marrante, mais l'anglais est amusant à lire.