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Hubert Clos Lus - Préciosités pour une grande Allemande.

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Préciosités pour une grande Allemande.

À Vera Jahnke.
 
Que l' immense château allemand et l' immense château russe daignent regarder, au pied de leurs tours, l'humble vendeur d'orfèvreries que je suis.
Mais, après tout, la princesse qui vit là-haut est une femme, et les femmes ont toujours été immanquablement attirées par les bijoux....Elle descendra bien, un soir, voir ce qui brille dans la rue...
 
Bijou 1.
 
Jadis, une jeune fille,
Dans un ruisseau allemand,
Plongea ses pieds graciles,
Un peu par amusement.
 
Et fit rouler des pierres
d'opale et d'opaline
Et fit tournebouler
Topaze et tourmaline
 
Elle plongea la main,
La fillette maline,
Et sortit serpentine
Et or de la rivière
 
Mais au creux de ses mains,
À la place des pierres,
Elle vit des planètes
Danser et tournoyer,
 
Son âme décollait,
Opale et opaline,
Son âme lui disait,
Mercure et saturnine,
 
Qu'ici- bas, tout est lié
Ruisseau, allemanine,
Espace, jupitérine,
De ses pieds à Neptune,
Elle se sentait Une.
 
Elle était poétesse,
Et déjà le sentait:
Les pierres lui parlaient
Et la rivière chantait.
 
Jamais elle ne quitta,
Topaze et tourmaline,
Son ruisseau allemand
Jamais elle n'en revint.
 
On dit qu'elle resta là,
Juchée sur un rocher,
Comme la Lorelei,
Que son âme cristalline
Lui ôta tout tourment
En lui montrant qu'enfin
 
Elle avait bien trouvé,
Opale et trésorine,
La pierre poétisale,
La pierre vérajahnkine.
 
Merci !
remercié·e 3 fois
Publié par Hubert ClolusHubert Clolus Ven, 20/03/2020 - 00:36
Dernière modification par Hubert ClolusHubert Clolus Dim, 22/03/2020 - 21:33

 

Traductions de « Préciosités pour une... »
Hubert Clos Lus: Top 3
Commentaires
Vera JahnkeVera Jahnke    Ven, 20/03/2020 - 13:48

Je suis profondément ému ...

"Ich trage keine Krone,
Bin Prinzessin nie gewesen,
Doch wurde so reich beschenkt...
Mit Schlössern aus Glas und Luft -
Zu schön, um darin zu leben.
Hätte ich Haare, lang und golden,
Geflochten aus französischen Worten,
Wie gerne käme ich herab, um zu sehen,
Dass der bescheidene Händler goldenen Geschmeides
Ein Zauberer der Worte ist, ein unerkannt Reisender
Durch die geheime und magische Welt der Poesie.
So jedoch kann ich nur herabstürzen
Aus dem wunderbaren Reich der Sterne,
Auf einen nackten und harten Stein geworfen,
Inmitten von klarem, doch so trügerischem Wasser
Und traurig sehen, wie all die kühnen Schiffe,
Denen ich fröhlich und voller Glück zuwinke,
Vor meinen Augen untergehen müssen.
Doch werden sie niemals vergessen werden,
Denn sie werden für immer mit all ihren Schätzen
Als leuchtende Sterne meinen nächtlichen Himmel erhellen
Und auf den Tag warten, an dem es endlich keine Sterne,
Keine Schiffe, keinen Schlösser oder Prinzessinnen mehr gibt,
Sondern nur noch das Leben und das Licht!"

Carmen CologneCarmen Cologne    Lun, 09/11/2020 - 22:18

Wow - wie wunderschön!!!

Nicht umsonst hast Du diese Ode an Dich verdient 👌👑💞

Vera JahnkeVera Jahnke    Lun, 09/11/2020 - 22:28

Danke, liebe Carmen! 😊💗

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