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Sonnet XLIII (traduction en français)

  • Artiste: Elizabeth Barrett Browning
  • Chanson: Sonnet XLIII 13 traductions
  • Traductions : allemand, espagnol #1, #2, #3, français, grec, hongrois, roumain #1, #2 4 plus
  • Demandes: anglais
Relecture demandée par l’auteur·e
anglais
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Sonnet XLIII

How do I love thee? Let me count the ways.
I love thee to the depth and breadth and height
My soul can reach, when feeling out of sight
For the ends of being and ideal grace.
 
I love thee to the level of every day's
Most quiet need, by sun and candle-light.
I love thee freely, as men strive for right.
I love thee purely, as they turn from praise.
 
I love thee with the passion put to use
In my old griefs, and with my childhood's faith.
I love thee with a love I seemed to lose
 
With my lost saints. I love thee with the breath,
Smiles, tears, of all my life; and, if God choose,
I shall but love thee better after death.
 
(1845)
 
Publié par tsitpirctsitpirc le Dim, 23/11/2014 - 06:29
traduction en françaisfrançais
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Sonnet XLIII

Comment est-ce-que je t'aime ? Laisse-moi en énumérer les façons.
Je t'aime au plus profond, au plus étendu, au plus haut
Que mon âme puisse atteindre,1 (même) semblant hors de vue,
Jusqu’aux fins de l'Être et de la Grâce idéale.
 
Je t'aime au niveau des plus simples nécessités de tous les jours,
À la lumière du soleil ou celle de la chandelle.
Je t'aime librement, pareil aux hommes qui aspirent au Bien.
Je t'aime avec pureté, pareil à ceux qui se détournent de la Flatterie.
 
Je t'aime avec la passion que j'ai jadis déployée
Dans mes anciens chagrins,2 avec ma foi d'enfance.
Je t'aime avec un amour que j'ai cru perdre
 
Avec mes saints perdus.3 Je t'aime avec le souffle,
Les sourires, les larmes, de toute ma vie ! Et, si tel est le choix de Dieu,
Je t'aimerai encore mieux après ma mort.4
 
(1845)
 
  • 1. « Je vous aime plus que moi-même, de toute l'ampleur des cieux », Lettre d'Elizabeth Barrett Browning à Robert Browning du 29 mars 1846. Traduction de Lauraine Jungleson, 1994, page 175.
  • 2. Elizabeth souffre, depuis sa tendre enfance, de douleurs qui la paralysent. Elle restera d'ailleurs dépendante de la morphine jusquà la fin de sa vie... Mais sa petite enfance a été, à plusieurs reprises, également endeuillée par la perte de ses proches.
  • 3. C'est-à-dire ceux qu'elle a aimés et qui ne sont plus, les « siens », sa mère, sa sœur, son frère.
  • 4. « Je remercie Dieu de pouvoir regarder par-delà le tombeau avec vous… et j'espère être plus digne de vous, là au moins », Lettre d'Elizabeth Barrett Browning à Robert Browning du 7 mai 1846. Traduction de Lauraine Jungleson, 1994, page 175.
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Publié par MalivoneMalivone le Ven, 22/05/2015 - 15:22
Dernière modification par MalivoneMalivone le Mer, 16/03/2016 - 09:04
Commentaires de l’auteur·e :

Dans ce poème (certainement le plus célèbre), Elizabeth Barrett Browning exprime un amour profond pour son futur mari (et également poète) Robert Browning. Il est le 43ème sonnet (sur 44 poèmes très personnels, écrits dans le secret), extrait du recueil Sonnets from the Portuguese, publié en 1850.
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Musique de The Bacchia Crowd
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Pour une analyse plus approfondie, je vous invite à consulter, entre autres, cette page, ainsi que cette vidéo.

L’auteur·e de cette traduction a demandé une relecture. Cela signifie qu’il ou elle sera ravi·e de recevoir des remarques, corrections, suggestions, etc. Si vous avez des notions dans ces deux langues, n’hésitez pas à ajouter un commentaire.
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