Aloysius Bertrand - Harlem

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француски

Harlem

Harlem, cette admirable bambochade qui résume l’école flamande, Harlem peint par Jean Breughel, Peeter Neef, David Téniers et Paul Rembrandt ;
 
Et le canal où l’eau bleue tremble, et l’église où le vitrage d’or flamboie, et le stoël [1] où sèche le linge au soleil, et les toits, verts de houblon ;
 
Et les cigognes qui battent des ailes autour de l’horloge de la ville, tendant le col du haut des airs et recevant dans leur bec les gouttes de pluie ;
 
Et l’insouciant bourguemestre qui caresse de la main son menton double, et l’amoureux fleuriste qui maigrit, l’œil attaché à une tulipe ;
 
Et la bohémienne qui se pâme sur sa mandoline, et le vieillard qui joue du Rommelpot [2], et l’enfant qui enfle une vessie ;
 
Et les buveurs qui fument dans l’estaminet borgne, et la servante de l’hôtellerie qui accroche à la fenêtre un faisan mort.
 
Поставио/ла: Guernes У: Недеља, 24/04/2016 - 16:15
Last edited by Guernes on Уторак, 09/08/2016 - 18:55
Коментари подносиоца:

Quand d’Amsterdam le coq d’or chantera,
La poule d’or de Harlem pondera.
.
(Les Centuries de Nostradamus.)
.
***
.
[1] Balcon de pierre.
[2] Instrument de musique.

Хвала!

 

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